Une nouvelle étude s’intéresse au port de la ceinture de sécurité par les femmes enceintes et à son éventuel danger pour le fœtus.
Pour le professeur Christian Brunet, directeur du laboratoire de biomécanique appliquée à l’université de la Méditerranée (Marseille, France), responsable d’une étude présentée en août dernier à Kyoto, au Japon, dans le cadre du congrès mondial de recherche en accidentologie, il n’est pas question de se passer de cet indispensable élément de sécurité. Cependant, il existe, selon lui, une meilleure manière de positionner la ceinture pour limiter, en cas d’accident, les risques pour le fÅ“tus de subir de graves lésions cérébrales causées par la violence du choc, « l’équivalent d’un coup de poing de boxeur ». Il insiste ainsi sur la nécessité de « la porter le plus bas possible », afin de limiter la pression sur le ventre de la future maman.
Ce sont des simulations virtuelles menées sur ordinateur qui ont conduit le scientifique et son équipe à ces résultats et leur permettent aujourd’hui de recommander aux constructeurs de mettre au point une ceinture dont la structure soit plus élastique, le diamètre plus large, et qui puisse être appliquée à différents endroits du corps. Avec les « Allemands, nous étudions quelle pourrait être la meilleure ceinture de sécurité lors des décélérations », explique Christian Brunet. Selon lui, rien ne peut être plus efficace que le « harnais des pilotes de formule 1 (…) disposée de façon symétrique par rapport au corps ».
En savoir plus sur la nécessité pour les femmes enceintes de porter la ceinture de sécurité.