Alors que les dirigeants de l’Union européenne adoptaient le paquet “Energie-climat”, la 14ème Conférence internationale sur le climat tenue à Poznan (Pologne) s’achevait avec un arrière-goût d’amertume pour les pays en voie de développement.
Vendredi, les dirigeants des 27 Etats membres de l’Union européenne ont trouvé un accord qui conserve l’objectif des “trois 20” (augmenter de 20 % l’efficacité énergétique de l’Union, réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre, atteindre 20 % d’énergies renouvelables dans la consommation énergétique totale de l’Union) d’ici 2020. Un accord obtenu grâce aux dérogations accordées aux pays les plus réticents, dont ceux d’Europe de l’Est. Selon Nicolas Sarkozy, « il n’est pas socialement acceptable » d’imposer des réductions drastiques à un pays comme la Pologne qui tire 95 % de son énergie du charbon.
Parallèlement, aucune décision politique marquante n’est sortie de la conférence de Poznan sur les changements climatiques, freinée par l’attente du renouvellement de l’administration américaine. Mais les rendez-vous sont pris pour l’année prochaine, en vue de la cruciale conférence de Copenhague. Malgré tout, les représentants des pays en voie de développement ont clairement exprimé leur lassitude. Les mécanismes financiers promis depuis plusieurs années pour les aider à adapter leur mode de vie au changement climatique dont ils sont les premières victimes n’ont toujours pas pris forme. « Nous nous inquiétons beaucoup du manque de confiance croissant entre les pays développés et les pays en développement » a indiqué Marthinus van Schalkwyk, le Ministre de l’Environnement de l’Afrique du Sud. Ces questions financières, tout comme celles des transferts de technologie seront donc au cœur de la préparation de Copenhague.