© Julien Bastide Chaque année, la journée du 9 septembre est consacrée à la sensibilisation de la population sur le grave thème de santé publique que représente le Syndrome d’Alcoolisation Fœtale.
On estime que, dans les pays industrialisés, un à trois enfants sur 1 000 seraient atteints de ce syndrome qui représente aujourd’hui la première cause non génétique de handicap mental.
L’alcool consommé par la future mère au cours de la grossesse traverse le placenta jusqu’au fœtus. Une demi-heure à une heure après la consommation, l’alcoolémie fœtale est équivalente voire supérieure à l’alcoolémie maternelle. L’élimination de cet alcool par le fœtus est quant à elle deux à trois fois plus longue que pour sa mère.
La toxicité de l’alcool s’exerce toute au long de la grossesse, sur la croissance globale du fœtus et sur son cerveau, provoquant accouchements prématurés et troubles psychiques ou du comportement divers. Même de petites quantités d’alcool peuvent engendrer des lésions neurologiques chez le fœtus. Il est donc primordial de rappeler qu’il n’y a aucune quantité d’alcool qu’une femme puisse boire sans risque lorsqu’elle est enceinte et qu’il n’y a non plus aucun moment sûr pour boire de l’alcool au cours de la grossesse.
Pictogramme “Zéro alcool pendant la grossesse”
Afin de mieux informer les femmes enceintes, la France, où le syndrome toucherait près de 7 000 nouveaux-nés chaque année, a décidé de faire figurer sur toutes les unités de conditionnement des boissons alcoolisées un message sanitaire. Ce message, qui devrait être mis en place dans les prochaines semaines, prend la forme d’un pictogramme accompagné de la mise en garde : « La consommation de boissons alcoolisées pendant la grossesse, même en faible quantité, peut avoir des conséquences graves sur la santé de l’enfant ».
Source : INPES