Très à la mode depuis quelques mois, les cigarettes électroniques sont vendues comme un moyen de sevrage tabagique. Elles suscitent un vif intérêt car elles reproduisent la forme et promettent les sensations d’une vraie cigarette.
Composée d’une batterie, d’un microprocesseur, d’un pulvérisateur et d’une cartouche destinée à être vaporisée comprenant un liquide pouvant contenir de la nicotine ou des substances aromatiques à base d’additifs alimentaires ou d’arômes artificiels, la cigarette électronique diffuse, lors de l’aspiration, le liquide, mélangé à l’air inspiré, sous forme de vapeur, qui reproduit la fumée d’une cigarette, et est inhalée par l’utilisateur.
Mais, comme le précise l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), ces cigarettes « peuvent contenir des substances chimiques. Il est nécessaire de s’assurer qu’elles n’ont pas d’effets toxiques pour l’organisme du consommateur mais aussi de celui de son entourage ».
Saisie par la Direction Générale de la Santé (DGS), l’Afssaps a effectué une première analyse des risques potentiels et conduira une évaluation approfondie, avec le concours d’experts toxicologues. Cependant, à ce stade, l’Afssaps et la DGS recommandent la plus grande prudence aux utilisateurs. « L’usage de cigarettes électroniques est à éviter chez les femmes qui allaitent en raison de la toxicité de certaines substances et de l’absence de données relatives à leur passage dans le lait maternel ». La même précaution semble devoir également s’appliquer aux femmes enceintes.
Source : Afssaps