Quand le désir d’enfant naît, certains couples sont confrontés à des troubles de la fertilité [1]. Pourtant, l’adoption d’une alimentation saine et équilibrée pourrait, dans certains cas, diminuer les désordres ovulatoires féminins et ainsi faciliter la conception.
Grâce à l’observation des pratiques alimentaires de 17 544 femmes, les chercheurs de l’école publique de santé d’Harvard à Boston viennent de mettre en avant les bases d’un “régime de fertilité” [2].
Les principes de ce régime sont simples :
Les chercheurs concluent que la majorité de cas d’infertilité dus aux désordres d’ovulation pourrait être évitée par des modifications de régime alimentaire et de style de vie. Les femmes qui suivent ce programme auraient ainsi 80 % de risque en moins d’être victime de ce type de troubles par rapport aux femmes qui ne changent rien à leurs habitudes. Selon Walter Willett, directeur de l’école d’Harvard et co-auteur du rapport, « le message essentiel de cette étude (est que) faire de bons choix alimentaires et pratiquer une activité sportive régulière peuvent faire la différence si vous avez des problèmes de fertilité ».
Rappelons également que le sevrage tabagique est un préalable à tout désir de grossesse. Le tabac nuit en effet autant à la fertilité de la femme qu’à celle de l’homme, et dans des proportions alarmantes. Le taux de conception serait ainsi deux fois moins bon chez les fumeuses.
[1] L’infertilité toucherait un couple sur six et dans ¼ des cas, elle serait due à des troubles ovulatoires.
[2] « Diet and lifestyle in the prevention of ovulatory disorder infertility » par Jorge E. Chavarro, Janet W. Rich-Edwards, Bernard A. Rosner et Walter C. Willett dans Obstetrics & Gynecology, volume 110 de novembre 2007
[3] Les gras mono-insaturés sont présents dans les huiles végétales d’olive et de canola et les noix. Ils tendent à diminuer le cholestérol total et les LDL (dits “mauvais cholestérol”) sans diminuer les HDL (dits “bons cholestérol”) et pourraient contribuer à la prévention des maladies cardiovasculaires, de l’hypertension, du diabète et de certains cancers.
[4] Les hydrates de carbone sont des glucides, des sucres plus ou moins complexes. Tout excès d’hydrates de carbone est transformé en graisse par l’organisme. Il est préférable de réduire la consommation d’aliments et de boissons sucrés (sucres simples) et de privilégier les produits aux céréales complètes, les légumineuses, les fruits et légumes, sources de sucres complexes.