Le projet de loi sur le Grenelle de l’environnement, dit “Grenelle 1”, a été adopté à la quasi-unanimité mardi en première lecture à l’Assemblée. Le texte a en effet recueilli une écrasante majorité des voix (526 pour et 4 contre d’élus communistes), grâce à un soutien inédit des députés PS depuis le début du quinquennat Sarkozy.
« Aujourd’hui, on peut dire que la magie du Grenelle continue à opérer », s’est félicité Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie, qui a qualifié ce vote d’« historique ». Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, s’est également réjouie de cette décision. « Quatre ans après la Charte de l’environnement, que de chemin parcouru ! Il s’agit d’un formidable signal, il acte l’adhésion de l’ensemble des responsables politiques à conjuguer désormais écologie et économie ».
Le texte, qui va maintenant être transmis au Sénat, fixe de grands objectifs (comme 20 % des espaces cultivés consacrés à l’agriculture biologique, 23 % d’énergies renouvelables dans la consommation d’énergie finale, construction de 2 000 kilomètres de lignes ferroviaires à grande vitesse d’ici 2020) qui devront trouver des financements soit dans la loi de finances pour 2009, soit dans un autre texte, “le Grenelle 2”, dont l’examen n’interviendra pas avant 2009.