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Roselyne Bachelot-Narquin, ministre français de la Santé, de la Jeunesse et des Sports présentait hier, lors d’une conférence organisée par l’association France Dépression, à l’occasion de la Journée européenne de la dépression, le premier bilan du « Plan psychiatrie - Santé mentale 2005-2008 » et annonçait le lancement de la campagne d’information « Dépression : en savoir plus pour en sortir ».
Ces manifestations sont l’occasion pour Bambin Nature de rappeler les dangers d’une exposition du fœtus aux antidépresseurs.
Si l’ingestion d’antidépresseurs durant la grossesse ne semble pas conduire pas à des malformations néonatales, elle peut néanmoins entraîner de nombreuses complications. Selon les conclusions d’une récente étude [1], les femmes enceintes qui prennent des antidépresseurs ont notamment plus de risque d’accoucher prématurément.
Les chercheurs, qui ont étudié les effets de deux catégories d’antidépresseurs (tricycliques et inhibiteurs spécifiques de la recapture de la sérotonine) auprès de 2 200 femmes enceintes, ont noté que leur nouveau-né présentait également un risque accru de complications par rapport à ceux dont la mère n’avait pas suivi de traitement de ce type. Les nourrissons exposés aux antidépresseurs durant le troisième trimestre de la grossesse sont ainsi plus enclins à développer une détresse respiratoire, des perturbations endocriniennes et métaboliques, des convulsions, une hypoglycémie ou encore des désordres de régulation thermique.
De très bonnes raisons de privilégier les thérapies alternatives pour soigner les dépressions pendant cette période si importante.
[1] « Risks of congenital malformations and perinatal events among infants exposed to antidepressant medications during pregnancy » par Robert L Davis, David Rubanowice, Heather McPhillips, Marsha A Raebel, Susan E Andrade, David Smith, Marianne Ulcickas Yood, Richard Platt dans Pharmacoepidemiology and Drug Safety, volume 16, issue 10 d’octobre 2007, pp.1086-1094