Le gouvernement français a annoncé hier l’activation de la clause de sauvegarde sur le maïs “MON 810” de la firme américaine Monsanto. Cette mesure permet d’interdire provisoirement la culture, en France, de cet OGM autorisé par l’Union européenne.
« Le gouvernement engage la procédure contradictoire afin de déposer une clause de sauvegarde sur la culture du maïs OGM MON 810 jusqu’à la réévaluation par les instances européennes de l’autorisation de commercialisation de cet OGM », stipule le communiqué émis par les services du Premier ministre.
Le communiqué précise que « cette décision, prise en application du principe de précaution, s’appuie sur les conclusions du comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM », rendues mercredi. Celles-ci font « état d’éléments scientifiques nouveaux et la nécessité d’expertises complémentaires sur les effets sanitaires et environnementaux de l’OGM MON 810 à long terme ».
Le communiqué précise toutefois que « les doutes sur cet OGM, actuellement cultivé en France, ne condamnent pas l’intérêt de cette technologie pour relever les défis alimentaires et environnementaux », annonçant même un plan sans précédent d’investissement dans les biotechnologies végétales de 45 millions d’euros, soit une multiplication par 8 des budgets actuels.