La France a rejeté le 3 juillet dernier les conclusions de l’Autorité européenne de la sécurité alimentaire (EFSA) qui juge la culture du maïs génétiquement modifié “Mon 810” sans risques pour la santé et l’environnement.
Dans un communiqué commun, le Ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, en charge des Technologies vertes et des Négociations sur le Climat, Jean-Louis Borloo, et le Ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, Bruno Le Maire, demandent « que les conclusions du Conseil des Ministres européens de l’Environnement soient respectées ».
En effet, lors de leur Conseil du 4 décembre dernier, les Ministres européens de l’Environnement avaient conclu, à l’unanimité, que les méthodes d’évaluation devaient être renforcées.
« Les méthodologies ainsi demandées étant en cours de révision pour aboutissement en 2010, l’avis rendu par l’AESA (EFSA) n’a pas pu encore en tenir compte », estiment Jean-Louis Borloo et Bruno Le Maire.
Ils rappellent également que « six Etats membres (France, Autriche, Hongrie, Luxembourg, Allemagne et Grèce) ont pris des clauses de sauvegarde interdisant la culture du “Mon 810” sur leur territoire en raison de risques environnementaux ».
En savoir plus sur l’avis favorable de l’EFSA concernant le maïs “Mon 810”.