Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, et Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, ont présenté la semaine dernière le projet de loi d’orientation issu du Grenelle de l’environnement (dit Grenelle I).
L’Alliance pour la planète [1] estime que le projet « est globalement conforme aux engagements négociés en octobre 2007, notamment en ce qui concerne la réduction de la consommation d’énergie dans le bâtiment, le développement des renouvelables, la stratégie nationale pour la protection de la biodiversité ou la politique en matière d’agrocarburants ».
Toutefois, l’Alliance s’inquiète de la révision à la baisse de certaines propositions de mesures, des objectifs de performances environnementales ou des moyens opérationnels par rapport aux engagements. L’organisation dénonce ainsi :
Pour Arnaud Gossement, porte-parole de France Nature Environnement, « le projet est globalement fidèle au Grenelle. Il y a de la perte en ligne sur certains sujets, mais tous les collèges en voient, l’équilibre doit donc être plutôt bon. Ce n’est pas une révolution écologique, mais un compromis qui fait franchir un cap et interdira tout retour en arrière ».
Reste à espérer que le projet de loi Grenelle de l’environnement ne soit pas, comme l’a été le texte concernant les OGM, totalement vidé de sa substance. Une affaire que nous ne manquerons pas de suivre !
En savoir plus sur :
[1] L’Alliance pour la planète est un regroupement d’ONG, d’associations et de collectifs liés à l’écologie, ainsi que d’associations représentant la société civile (associations de consommateurs, d’agriculteurs, syndicats…).