La mission parlementaire d’information sur la prévention de l’obésité en France, présidée par la députée UMP Valérie Boyer, a présenté mardi dernier un rapport en 8 axes et 25 propositions. Parmi ces propositions, le rapport préconise de moduler la fiscalité des aliments en fonction de leur qualité nutritionnelle. On verrait donc passer la TVA de 5,5 % à 19,6 % pour les produits de grignotage gras et sucrés alors qu’elle baisserait de 5,5 % à 2 % pour les fruits et légumes.
Cependant, cette proposition ne semble pas faire l’unanimité au sein du gouvernement. Selon le ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, qui s’exprimait à ce sujet sur la chaîne Canal+, « la démarche est intéressante (mais) nous sommes dans une période difficile sur le plan économique et taxer un certain nombre de produits reviendrait à taxer les plus faibles ».
Roselyne Bachelot n’est pas la première à s’exprimer contre l’idée d’une fiscalité incitative pour lutter contre l’obésité. Dès cet été, le ministre du Budget, Éric Woerth, avait déclaré qu’il était « hors de question d’augmenter la TVA sur des produits alimentaires, surtout dans un contexte de difficultés de pouvoir d’achat pour les Français ». Pour le ministre du Travail, Xavier Bertrand, l’instauration par le gouvernement d’une taxe obésité « augmenterait les prix (sans être) sûr que ça change les comportements ».
Affaire à suivre…